
Dragon Ball Daima, c‘est fini, l’avenir de Dragon Ball Super est incertain et vous êtes en manque de votre dose de Dragon Ball. Mais saviez-vous qu‘il existe de nombreux spin-offs de Dragon Ball que vous n’avez jamais lus, vus ou même connus ? En effet, bien qu’ils soient souvent peu connus en dehors du Japon, il existe bel et bien un « univers étendu » officiel (mais rarement canon) de la saga de Toriyama. Or, chez Geek, on est sympas, et on vous propose une sélection des titres les plus intéressants et leur place dans l‘univers de Toriyama, comme…
Les spin-offs reliés au canon
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe un certain nombre de spin-offs de Dragon Ball qui sont non seulement officiels, mais aussi réellement reliés et considérés comme canons à la saga, comme…
#1 HIGH PRIDE!! SAIYA PRINCE VEGETA
High Pride!! Saiya Prince Vegeta est un récit illustré officiel publié en 1991, écrit et dessiné par Koyama et Maeda, deux membres de l’équipe de production de l’anime. Ce titre fait partie d’une collection japonaise intitulée Histoires Illustrées Originales, restée inédite en France. L’ouvrage, de juste quelques pages, retrace le parcours de Vegeta, depuis son enfance sur la planète Vegeta jusqu’à sa mort face à Freezer sur Namek. On y découvre les origines de sa fierté et de sa haine, nourries par l’asservissement de son peuple et sa volonté de surpasser Freezer. Bien que ce récit approfondisse certains éléments du passé de Vegeta, il respecte parfaitement la trame officielle et ne contredit pas les événements de Dragon Ball Super: Broly, sorti pourtant trois décennies plus tard. Ce spin-off reste donc une lecture incontournable pour ceux qui souhaitent explorer plus en détail l’histoire du Prince des Saiyans.

#2 JACO THE PATROLMAN
Jaco the Galactic Patrolman est un manga signé Akira Toriyama, publié en 2013. Ce préquel officiel de Dragon Ball se déroule 11 ans avant le début de la saga et suit Jaco, un patrouilleur galactique chargé d’empêcher l’arrivée d’un Saiyan sur Terre. Après s’être écrasé sur une île, il fait la connaissance d’Omori, un scientifique reclus, et de Tights, la grande sœur de Bulma. L’histoire établit plusieurs liens directs avec Dragon Ball, notamment grâce à l’apparition de Bulma enfant et d’un chapitre bonus, Dragon Ball Minus, qui dévoile l’origine de Goku et l’histoire de ses parents. Intégré pleinement au canon, Jaco réapparaît plus tard dans Dragon Ball Super. Bien que le manga ait été publié en France, il ne couvre qu’un fragment de l’univers des patrouilleurs galactiques, dont une grande partie reste inédite chez nous.

Les spin-offs semi-canon
L’univers foisonnant de Dragon Ball a très tôt fait la place à de purs fanfictions. Cependant, loin des créations de fans, certains titres officiels s’amusent eux aussi avec le canon et proposent des histoires sur le fil, entre hommage et univers étendu potentiellement compatible.
#3 NEKO MAJIN
Neko Majin est une série humoristique créée par Akira Toriyama entre 1999 et 2005. Initialement indépendante, elle devient rapidement une parodie assumée de Dragon Ball, surtout avec l’arc Neko Majin Z, qui multiplie les clins d’œil à l’univers de Goku. On y suit les aventures décalées de Neko Majin, une créature aux pouvoirs magiques passionnée d’arts martiaux. Le manga introduit aussi des personnages inédits comme Kuriza, le fils de Freezer, ou Onio, un Saiyan obèse, sans oublier les apparitions de Goku, Vegeta et Uub. Bien qu’il s’agisse d’une parodie, l’histoire se déroule après Dragon Ball et certains éléments peuvent s’intégrer dans la chronologie sans trop de contradictions, ce qui en fait un spin-off “semi-canon”. La série a même bénéficié d’une édition au format kanzenban, le même format que la saga originale renforçant son lien avec l’œuvre originale. Enfin, des références à Neko Majin sont également présentes dans plusieurs jeux Dragon Ball, renforçant son ancrage dans la franchise.

#4 DRAGON BALL SD
Comme Neko Majin , Dragon Ball SD est, avant tout, un manga humoristique. Écrit et dessiné par Naho Ooishi et publié depuis 2010 dans le magazine Saikyō Jump, revisite l’histoire originale de Dragon Ball dans un style “Super Deformed” (d’où le SD), où les personnages sont volontairement dessinés de façon caricaturale et enfantine. Le récit reprend les grands moments de la saga, des débuts de Goku jusqu’à son affrontement avec Majin Boo, mais en y ajoutant des touches d’humour, des situations inédites et même des personnages comme Beerus. Bien que parodique, Dragon Ball SD est supervisé par Akira Toriyama en personne et reste fidèle à l’univers. Certaines intrigues sont même revisitées ou complétées, comme l’enfance de Raditz et Vegeta ou encore la présence du docteur Gero dès l’arc du Ruban Rouge, comblant ainsi certains manques de l’histoire originale.

#5 EPISODE OF BARDOCK
Episode of Bardock est un court manga en trois chapitres, dessiné par Naho Ooishi et publié en 2011 dans le magazine V-Jump. Si Akira Toriyama n’a pas écrit l’histoire, il en a toutefois conçu le design du principal antagoniste : Chilled, un ancêtre de Freezer. L’intrigue démarre après la destruction de la planète Vegeta par Freezer. Contre toute attente, Bardockn’est pas mort mais a été projeté mille ans dans le passé, sur la planète Plant. Là, il y fait la rencontre d’une population pacifique menacée par Chilled. Lors de l’affrontement, Bardock se transforme en Super Saiyan et parvient à vaincre l’ancêtre de Freezer. Avant de mourir, Chilled avertit sa lignée du danger que représentent les Saiyans. Cette histoire, adaptée en anime la même année, reste courte mais pourrait s’intégrer au canon. Elle a d’ailleurs été prolongée dans Super Dragon Ball Heroes, où l’on découvre que Bardock a croisé la route des démons.

Les spin-offs absolument pas reliés au canon
Ce sont les plus nombreux. Bien qu’ils soient des produits officiels rapportant leur lot de royalties à Akira Toriyama et ses héritiers, ils ne sont en aucun cas reliés au canon. Quasiment tous ces titres sont pensés comme des produits permettant de promouvoir des jeux vidéo. Cependant, la plupart des auteurs qui s’y attaquent sont souvent des fans passionnés qui profitent de ces récits pour proposer quelques pistes intéressantes au milieu des contraintes de leurs éditeurs.
#6 DRAGON BALL FUSIONS – THE MANGA!!
Ce manga, publié entre 2016 et 2018 dans le magazine Saikyô Jump, s’inspire du jeu vidéo Dragon Ball Fusions, mais en propose une intrigue différente. Ici,comme dans le jeu, on ne suit pas Goku ou Vegeta, mais Tekka et Pinich, deux jeunes amis et rivaux qui invoquent Shenron pour organiser un grand tournoi d’arts martiaux. Celui-ci rassemble les plus puissants guerriers, toutes époques et dimensions confondues. Au fil de l’aventure, les deux héros croisent des personnages bien connus comme Trunks, Goten ou Pan, qui les accompagnent dans leur quête, mais l’auteur, Hiroshi Otogi y introduit aussi de nouveaux adversaires et enrichit le lore. Ainsi , bien avant Daima, le manga explorait l’héritage de Dabra. L’épée de ce roi des enfers réapparaît ici, entre les mains du mystérieux Kadora. Peu après Otogi signer également un autre spin-off,malheureusement bien moins réussi, Despo FighterZ, dont on vous parle juste en dessous.

#7 DESPO FIGHTER Z
Publié entre 2018 et 2020 dans le Saikyō Jump , ce manga est imaginé pour surfer sur le succès du jeu vidéo Dragon Ball FighterZ. De fait, Despo FighterZ, oscille entre promotion déguisée et tentative d’histoire originale vaguement liée à l’univers de Dragon Ball. L’intrigue se déroule dans un futur dominé par l’e-sport. Kenzo, un adolescent passionné de combats de rue, découvre le monde des compétitions de jeux vidéo. Repéré par Mamoru, un manager, Kenzo est invité à rejoindre son équipe de gamers professionnels. D’abord méfiant, il change d’avis après un duel intense contre Shindo, le champion mondial. Même si le lien avec Dragon Ball reste ténu, le manga assume une touche de fantasy inattendue, puisque lorsque Kenzo atteint le fameux état du Flow (concentration absolue des joueurs pro I.R.L), il débloque une transformation surnommée Mode Éveillé, clin d’œil évident au Super Saiyan.

Le cas étrange et particulier des sagas Dragon Ball Heroes et Super Dragon Ball Heroes
Lancé en 2010, Dragon Ball Heroes est un jeu d’arcade combinant cartes à collectionner et combats stratégiques. Son immense succès au Japon, avec plus de 1,2 milliard de cartes distribuées et donc forcément des milliards de yens générés, a engendré de nombreux mangas et un anime. Étrangement, cette franchise reste largement méconnue en France, faute de distribution officielle. Si l’ensemble de ce contenu n’est jamais considéré comme canon, il joue cependant sur les limites, puisque de nombreuses intrigues imaginent que les personnages de l’œuvre de Toriyama entrent en contact avec ce monde parallèle. Du coup, on laissera chacun d’entre vous libre de déterminer sa place dans le canon, selon sa sensibilité ou son ouverture au concept d’univers étendu.
#8 DRAGON BALL: VICTORY MISSION
Dragon Ball Heroes : Victory Mission est un manga écrit et dessiné par Toyotarō, successeur désigné d’Akira Toriyama et auteur principal de Dragon Ball Super. Publié pour la première fois en 2012 dans V-Jump, il adapte le célèbre jeu d’arcade Dragon Ball Heroes et chaque chapitre fait la promotion des nouvelles cartes et mécaniques du jeu. L’histoire suit Beat, un jeune joueur qui, en intégrant le jeu, devient lui-même un Saiyan. L’intrigue se situe après Dragon Ball GT et avant le film Dragon Ball GT : 100 ans après. Au fil de son aventure, Beat découvre être un lointain descendant de Goku et développe peu à peu ses pouvoirs ainsi que différentes transformations Saiyan. Après 28 chapitres et malgré le succès au japon, le manga est mis en pause, Toyotarō se concentrant sur Dragon Ball Super. En 2024 aprés le décès soudain de Toriyama , Toyotarō publie un 30ᵉ et ultime chapitre. Étrangement, la série n’a jamais été éditée en volume relié.

#9 SUPER DRAGON BALL HEROES
Face au succès colossal du jeu d’arcade Dragon Ball Heroes et des cartes à collectionner au Japon, les éditeurs décident de franchir un cap avec Super Dragon Ball Heroes, une version enrichie et encore plus ambitieuse. Ce nouveau spin-off se décline rapidement en manga relié, avec quatre grands arcs narratifs principaux. L’intrigue met en scène Goku et ses alliés confrontés à des adversaires venus de réalités alternatives, ouvrant la porte à des affrontements inédits et des concepts originaux. Si la série divise, notamment pour son côté “fan service assumé”, elle est aussi saluée pour sa créativité et ses nombreuses nouveautés. Certains éléments, comme l’univers des démons, ont même été repris plus tard par Akira Toriyama dans Dragon Ball Daima, preuve de son impact. Ce spin-off a également donné naissance à une série animée diffusé au Japon, mais qui reste encore inédite en France. Certaines intrigues imaginent des événements qui se seraient produits pour Vegeta et Goku lorsqu’ils s’entraînent sur la planète Beerus. Il n’est donc pas impossible de considérer que ce monde, bien que parallèle, soit, d’une certaine manière, canon.

Et si… Dragon Ball n’était lui-même qu’un gigantesque spin-off ?
Après avoir exploré les nombreux dérivés officiels ou non-canons de Dragon Ball, une question s’impose : et si l’univers que nous connaissons n’était lui-même qu’une extension, un clin d’œil, un hommage dissimulé à un tout autre manga ? Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, le lien entre Dragon Ball et un autres univer existe bel et bien…
#10 L’ENFANT AUX TROIS YEUX
C’est dans les guides officiels Daizenshū, publiés entre 1995 et 1996, que l’on découvre une info’ pour le moins surprenantes au sujet de Ten Shin Han. D’après cet ouvrage, le célèbre combattant aux trois yeux, serait un lointain descendant de la tribu mythique des Trois-Yeux, issue d’une autre œuvre culte : L’Enfant aux trois yeux d’Osamu Tezuka. Ce manga visionnaire, mélange de science-fiction et de mythologie, a profondément influencé Toriyama. Si les deux univers ne se croisent jamais officiellement, ce clin d’œil est en réalité un hommage du créateur de Dragon Ball à Tezuka, considéré comme le “Dieu du manga”. Une passerelle discrète, mais fascinante, entre deux monuments du manga japonais et l’occasion pour les plus curieux de (re)decouvrir l’oeuvre de Tezuka dont Dragon Ball deviendrait soudaine le plus improbable des spin-off.



