Kaamelott – Deuxième volet : Première partie, en plus d’être certainement le film au titre le plus long de l’année, est aussi l’un des films français les plus attendus. Et ô joie ! Nous avons eu le privilège d’être invités par la production à découvrir les 33 premières minutes de cette nouvelle aventure des chevaliers de la Table ronde. Cependant, rappelons-le : il ne s’agissait que de 33 minutes. Ne vous attendez donc pas à trouver ici une analyse complète, mais plutôt un ressenti brut et subjectif de cet avant-goût.
Les vestiges du jour

Quatre ans. Quatre ans que l’on n’avait pas revu les bras cassés de la Table ronde. Quatre ans que nous avions laissé derrière nous un château en ruine, un royaume de l’ogre sauvé in extremis par un roi démissionnaire, qui ne trouvait de réconfort qu’en découvrant enfin qu’il était bel et bien amoureux de sa femme. Quatre ans, aussi, que les ombres de Méléagant, le spectre du roi Ban et le revanchard Lancelot préparaient leur retour. Autant dire que l’attente était immense et que retrouver l’univers de Kaamelott sur grand écran relevait de l’événement. Soyons clairs : ces 33 minutes se sont révélées aussi satisfaisantes que frustrantes, tant le rythme est addictif et donne une irrépressible envie de découvrir la suite.
La première satisfaction est visuelle : la mise en scène d’Alexandre Astier gagne en ampleur. Le long tournage de huit mois lui a manifestement permis de prendre le temps de donner vie à des ambitions de cinéma déjà perceptibles dans le premier opus. Côté intrigue, l’histoire s’inscrit clairement dans la continuité. Chaque personnage porte encore le poids de ce qu’il a traversé dans le premier film. D’ailleurs, à ce stade, ce sont surtout les figures familières de la saga qui occupent l’écran : Les nouveaux venus annoncés au casting n’ont pas encore eu l’occasion de briller, à l’exception d’un nouveau druide qui soulève de nombreuses questions quant à ce qu’il réserve pour la suite de l’aventure.

Enfin et surtout, l’histoire est portée par la science du dialogue millimétré d’Astier. L’esprit Kaamelott est bel et bien là. Fini l’Arthur mutique : les répliques fusent, les personnages s’écharpent avec un humour toujours aussi percutant. On sourit, on rit, et on se dit que ce nouveau film risque fort d’alimenter encore longtemps le vivier de mèmes et de citations cultes.Bref, ces 33 minutes se sont révélées aussi enthousiasmantes que frustrantes. Le rythme est tel que l’on piaffe désormais de découvrir la suite, ce que nous ne manquerons pas de partager avec vous en temps voulu. D’ici là, n’oubliez pas que pour plonger encore plus profondément dans l’univers de la quête du Graal et de Kaamelott, vous pouvez précommander à prix réduit notre hors-série spécial sur la légende Arthurienne et Kaamelott juste là.


