L’histoire d’amour entre Geek et l’univers de Kaamelott ne date pas d’hier. Déjà en 2009, alors que le magazine n’en était qu’à son troisième numéro, notre équipe avait eu l’opportunité de s’entretenir longuement avec Alexandre Astier à l’occasion de la diffusion événement de la sixième et dernière saison (Et pour les plus curieux d’entre vous, notre prochaine rencontre avec l’univers de Kaamelott se déroulera ici). Dans cet échange riche en confidences, l’auteur, réalisateur et interprète d’Arthur nous avait, entre autre, révélé pourquoi on mange tant dans Kaamelott.
Huuum… Kaamelott
S’il y a bien un détail qui frappe dans la série, c’est l’omniprésence de la nourriture. La table est un élément central de Kaamelott. On se souvient des immondes tartes aux myrtilles de Dame Séli, des batailles de fromages ratés, de Kadoc qu’on surprend neuf fois sur dix en train de mastiquer, ou encore de Léodagan qui se méfie férocement des choux farcis. La cuisine et les repas sont partout, tout le temps.
À tel point que la fameuse réplique de Karadoc, ” Le gras, c’est la vie “, est devenue un dicton bien réel en France. L’expression circule largement, et certains l’emploient même sans savoir qu’elle est née dans la série d’Alexandre Astier. Mais dans une saga médiévale où chevaliers, dragons, gobelins et ogres s’affrontent, pourquoi accorder une place si importante à la “boustifaille” ?
Quand Astier passe à table
À l’occasion de notre première rencontre avec Alexandre Astier, nous lui avions osé poser la question afin de savoir si ce n’etait finalement pas son attachement à la ville de Lyon, réputé pour sa gastronomie, qui inspirait cette obsession culinaire ? Sa réponse fut aussi spontanée que précise::

« C’est vrai, c’est un peu mon côté lyonnais, mais c’est aussi un soutien de jeu pour l’acteur. Vous n’êtes pas en train d’exprimer ce qu’il y a dans le texte avec votre corps : vous mangez tout simplement, et par-dessus, il se trouve que vous devez dire un texte. Cette double couche donne souvent des choses assez réalistes et économiques. En fait, quelqu’un qui est obligé de gueuler en mangeant, c’est qu’on l’a dérangé : il a la bouche pleine, il doit gérer plein de trucs. C’est important pour un acteur de se mettre des bâtons dans les roues. Cette contrainte fait naître quelque chose, et c’est la créativité. »
Et pour en découvrir toujours plus sur l’univers de Kaamelott et de la légende d’Arthur, découvrez dès maintenant le nouveau hors-série Geek Magazine, juste là : Arthur, le Graal & Excalibur: Quand une légende forge la Pop Culture.



