Après l’énorme succès de Predator: Badlands et le renouvellement ambitieux de la série Alien: Earth, il semblerait que Disney soit plus que jamais prêt à investir massivement dans ses monstres spatiaux iconiques. Et les dernières rumeurs ont de quoi affoler les fans : Ellen Ripley, figure mythique de la science-fiction, pourrait enfin revenir sur grand écran. Un retour que personne n’osait vraiment espérer… jusqu’à maintenant.
Plus dangereux que les Predator
Les déclarations récentes de Sigourney Weaver ont électrisé les fans de la première heure. Alors que l’actrice avait longtemps laissé entendre que son aventure dans l’univers Alien était terminée, elle affirme désormais que le retour de Ripley n’a jamais été aussi proche. Tout a commencé au New York Comic Con, où Weaver a révélé que Walter Hill, scénariste et collaborateur historique, avait écrit une cinquantaine de pages imaginant ce que serait la vie de Ripley aujourd’hui. Un matériau qu’elle qualifie d'”extraordinaire”. L’actrice admet même avoir eu une réunion avec les dirigeants de Fox–Disney, signe qu’un projet pourrait bel et bien être à l’étude.
Cette simple révélation a suffi à relancer l’enthousiasme des fans, qui n’ont pas vu Weaver dans le rôle depuis plus de vingt-cinq ans. Malgré les films Prometheus, Alien: Covenant ou encore Alien: Romulus, aucun n’a su combler l’absence de Ripley en tant que protagoniste. Weaver, prudente mais optimiste, confie avancer « étape par étape » avec le studio. Elle explique que l’idée de Walter Hill l’a séduite parce qu’elle aborde la société, la justice et les séquelles laissées par les épreuves de Ripley. Un retour qui ne serait donc pas une simple redite, mais une réflexion profonde sur le personnage et son héritage. Rien n’est encore officiel, mais la perspective d’un tel projet redonne à la saga une énergie qu’elle n’avait plus ressentie depuis longtemps.
Plus dangereux que les Aliens
Cependant, si l’on peut se réjouir d’imaginer Ripley de retour aux commandes, la prudence reste de mise. Hollywood a souvent tenté de ressusciter des icônes vieillissantes avec des résultats pour le moins contrastés. La post-logie Star Wars a ramené des acteurs septuagénaires sans toujours savoir quoi en faire, Die Hard a livré deux volets tardifs oubliables, et le retour de Sarah Connor dans Terminator: Dark Fate a laissé un goût amer malgré la présence charismatique de Linda Hamilton. Ces précédents rappellent que la nostalgie, aussi puissante soit-elle, ne suffit pas à garantir la réussite d’un film. Le retour de Ripley pourrait être un triomphe, mais il pourrait aussi s’inscrire dans cette série de suites tardives qui exploitent leurs figures mythiques sans leur offrir de véritable matière dramatique. La balle est désormais dans le camp du studio.



