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Un samouraï contre 100 cannibales : c’est la promesse de ce nanar décomplexé

Il y a des films qui veulent décrocher la Palme d’or, et puis il y a Lone Samurai, qui veut surtout décrocher votre cerveau pendant 90 minutes. Et évidemment, on adore l’idée. Ici, pas de méditation zen sur l’honneur ou le destin : juste un samouraï, une île, une tribu de tarés affamés, et la promesse d’un chaos sanguinolent assez réjouissant pour illuminer une soirée pluvieuse. Le tout en mode série B assumée et fière de l’être.

Le méchant de The Raid veut bouffer du samouraï

Si le nom Lone Samurai ne vous dit rien, rassurez-vous : tout est dans le titre. Un seul samouraï, paumé au XIIIᵉ siècle, échoué sur une île qu’il croyait vide, erreur de débutant, et qui se retrouve à affronter une tribu de cent cannibales aussi discrets qu’une armée de cosplayers Deadpool à la Comic-Con. Et au milieu de cette joyeuse bande d’anthropophages ? L’inoubliable Yayan Ruhian, oui, LE(!) Yayan Ruhian, la boule d’énergie furieuse de The Raid, ici promu chef d’une horde de barbares. Une promo bien méritée, puisqu’il passe donc du statut de tueur psychotique à celui de leader cannibale psychotique. Tout est dans la nuance.

On notera au passage que, dans cette tribu, on ne voit pas la moindre femme. Peut-être que la direction RH de l’île est dépassée, ou que Yayan Ruhian a instauré un quota de 100 % de gros mecs couverts d’armure en os et armés d’énormes haches qui semblent tout droit sorties de Warhammer. Peu importe : l’esthétique est là, complètement cramée, complètement réjouissante.

En face, notre samouraï est un mix improbable entre Conan et une idol japonaise, beau comme un poster et monolithique comme un barbare sous kétamine. Et évidemment, il défonce tout ce qui bouge. On l’aura compris, personne n’attend ce film comme un héritier de Kurosawa : on l’attend pour notre quart d’heure de plaisir régressif, pour ses morts bien graphiques, ses images choc, et surtout pour ce gigantesque fight gentiment débile promis par la bande-annonce. Un nanar qui ne s’excuse pas. Et qui a bien raison.

Youri Gone
Rédigé par Youri Gone

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