Plus de 40 ans après sa sortie, Shining continue de fasciner et de terrifier. Mais récemment, une partie du public américain redécouvre l’œuvre de Stanley Kubrick sous un tout nouvel un angle en remettant en lumière l’habile mécanique de narration par l’image mise en place par réalisateur, à la fois brillante et terriblement déstabilisante qui, 46 ans après, parvient encore à glacer le sang des spectateurs sans qu’ils comprennent forcément, ou immédiatement, pourquoi.
Qui arrivera à craquer le code Shining ?
Sorti en 1980, Shining de Stanley Kubrick est bien plus qu’un simple film d’horreur: c’est un monument du cinéma, un objet de culte que les cinéphiles et les théoriciens n’ont cessé d’analyser depuis plus de quatre décennies. Adapté du roman éponyme de Stephen King, le film suit Jack Torrance (interprété par Jack Nicholson), un écrivain tourmenté qui devient gardien d’un hôtel isolé durant l’hiver. Accompagné de sa femme Wendy (Shelley Duvall) et de son fils Danny, Jack sombre lentement dans la folie alors que l’hôtel semble hanté par des forces surnaturelles.

Ce qui fait de Shining un film si singulier, c’est la manière dont Kubrick l’a conçu: chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque détail semble porteur de sens caché. De nombreuses théories ont émergé au fil des ans: certains y voient des allusions à l’Holocauste, d’autres à l’assassinat de JFK, et même à une confession codée de Kubrick quant à son implication dans le prétendu faux alunissage d’Apollo 11. Qu’elles soient farfelues ou non, ces lectures participent au mystère du film: Shining serait une énigme à résoudre, un labyrinthe mental reflétant celui de l’hôtel Overlook lui-même. Or, récemment, une nouvelle vague de spectateurs , souvent exposés au film pour la première fois via les plateformes de streaming, a redécouvert un détail troublant, largement ignoré du grand public.

POV Réveil de lendemain de soirée
Shining fait flipper une nouvelle génération
C’est notamment depuis le retour du film sur la plateforme Apple TV aux États-Unis que de jeunes cinéphiles et profanes se sont trouvé une nouvelle passion pour ce monument de la pop culture en général, et du cinéma de genre en particulier. En effet, des spectateurs se sont découverts fascinés par les mécaniques du film, notamment en redécouvrant que, tout au long du récit, Jack Nicholson regarde brièvement, mais directement, la caméra à plusieurs reprises. Ces regards furtifs, à peine une ou deux images, passent presque inaperçus à l’œil non averti, mais provoquent une gêne profonde, difficile à expliquer.

Je te vois…
Sur le YouTube U.S, les vidéastes multiplient les vidéos-essais sur le sujet., expliquant que Kubrick aurait étudié les effets des images subliminales juste avant de tourner Shining. Ces micro-regards, selon certains, participeraient donc à une technique volontairement conçue pour perturber inconsciemment le spectateur. L’architecture même du décor, volontairement incohérente, contribuerait à renforcer ce sentiment diffus de malaise. Rien ne semble à sa place, et pourtant on ne comprend pas immédiatement pourquoi.
Une théorie glaçante propose une interprétation encore plus dérangeante: ces regards seraient le signe que Jack devient conscient d’être observé, qu’il prend conscience de la présence du spectateur. Comme s’il nous voyait. Et dans sa descente vers la folie, nous deviendrions les témoins silencieux de sa perte de repères, voire ses prochaines victimes. Un constat qui fait trembler ces spectateurs américains, lesquels partagent leur sensation d’effroi à la redécouverte de ce classique, contribuant à leur tour à l’immortalité de l’œuvre de Kubrick.leur tour à l’immortalité de l’œuvre de Kubrick.


