À l’occasion du premier hors-série consacré à la légende arthurienne et à Kaamelott (vous pouvez d’ores et déjà commander le deuxième juste ici), l’équipe de Geek Magazine a eu le privilège de s’entretenir longuement avec Guillaume Briat. L’interprète du lunaire et cultissime Roi Burgonde est revenu sur le parcours de son personnage au sein de la série et de son évolution au côté d’Alexandre Astier. L’occasion pour lui de dévoiler certains secrets de la culture burgonde et notamment l’existence d’une mystérieuse Reine Burgonde.
La Culture Burgonde
Personnage parmi les plus singuliers de Kaamelott, le roi des Burgondes s’est imposé peu à peu comme un élément incontournable de la saga. Ne parlant pas la même langue qu’Arthur, ses intentions demeurent souvent incompréhensibles. Il assiège régulièrement Kaamelott avec ses troupes, se fait servir à manger au château et ponctue ses apparitions de répliques absurdes, souvent répétées sans en comprendre le sens. Malgré cette apparente bêtise, Alexandre Astier a donné au personnage un rôle croissant, jusqu’à en faire un acteur majeur de Kaamelott – Premier Volet.

C’est en effet son armée, guidée par Arthur, qui parvient à coordonner une attaque contre la forteresse tombée aux mains de Lancelot. Sa présence, à la fois comique et imprévisible, donne une dimension unique au récit. Guillaume Briat rappelle d’ailleurs que le roi Burgonde n’est pas qu’un simple ressort humoristique. Il incarne aussi ” un contre-pouvoir chaotique mais redoutable, capable d’inverser l’équilibre des forces”.
La Reine Burgonde
Si ses phrases insensées comme “La guerre est un salsifis“ ou “Les oiseaux sifflent, le printemps siffle” sont devenues cultes, elles sont en réalité des clins d’œil aux vieilles méthodes d’apprentissage de langues, comme le fameux “My tailor is rich” de la méthode Assimil. Astier joue ainsi sur l’absurde pour donner à son personnage un langage aussi comique que déroutant. Mais certains mots résonnent différemment et sur ces derniers Guillaume Briat confie : “Sur le mot biographie, j’ai tiqué. Le roi Burgonde se met à pleurer… J’ai demandé à Alexandre ce que ça pouvait signifier. Et là, on a imaginé qu’il avait aimé une femme, perdue un jour de grande chevauchée dans la toundra. Biographie est devenue son nom. » Ainsi, derrière le masque du barbare possiblement dangereux et armé, se révèle alors une sensibilité insoupçonnée. Cette mystérieuse Reine Burgonde, baptisée presque par hasard au détour d’un mot, devient ainsi un symbole : celui d’un amour perdu qui humanise un personnage que l’on croyait réduit à ses pets, ses cuillères et ses assauts absurdes.
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