À l’occasion du premier hors-série sur la légende arthurienne et Kaaamelott (vous pouvez d’ores et déjà commander le deuxième juste ici) , l’équipe de Geek Magazine a eu l’opportunité de s’entretenir longuement avec Alexandre Astier pour revenir sur la création de la série culte. Dans cet échange riche en confidences, l’auteur, réalisateur et interprète d’Arthur a révélé que son premier plan pour la série Kaamelott aurait pu aboutir à quelque chose de très différent de ce que l’on connaît aujourd’hui.
Kaamelott avant Kaamelott
Toute l’histoire de Kaamelott commence avec Dies Irae, un court-métrage réalisé par Alexandre Astier en 2003. Cette œuvre met déjà en scène Arthur autour de la Table ronde, confronté à la bêtise et aux absurdités de ses chevaliers. Véritable concentré d’humour et de rythme, le film remporte de nombreux prix dans divers festivals, séduisant aussi bien le public que les professionnels.

Astier espérait alors pouvoir, déjà, transformer Dies Irae en long-métrage, mais les producteurs, séduits par l’efficacité comique et le potentiel du concept, lui proposent une série télévisée. Une idée à laquelle il ne croyait pas vraiment au départ comment nous le confiait l’auteur:
« Je ne croyais pas du tout que la télé pouvait être intéressée par ça ».
Pourtant, intrigué par cette opportunité, Astier se met à réfléchir à ce nouveau format. Il élabore alors une première version de la série qui n’a finalement jamais vu le jour, une version très différente de celle diffusée sur M6 à partir de 2005.
Un Kaamelott complètement différent
Dans cette première mouture, Astier imagine un fonctionnement ritualisé, pensé pour accompagner le spectateur au fil de la semaine. Chaque épisode, tourné au format court, devait avoir une thématique précise, créant ainsi une habitude dans le rendez-vous quotidien. Ce concept était relativement éloigné de la forme générale de Kaamelott que l’on connaît aujourd’hui, et Alexandre Astier avait pris le temps de l’expliquer en détail:

« J’avais imaginé un truc pour le format en rapport avec les jours de la semaine : le lundi un épisode un peu aventureux, le mardi une table ronde, le mercredi un guest, le jeudi une thématique plus vaudevillesque… ».
Il reste quelques traces de ce premier concept, notamment au travers des épisodes pilotes présents dans les bonus de l’édition physique de la première saison. On y retrouve par exemple le principe du vaudeville, avec une intrigue amoureuse pour Perceval, ou encore celui du guest, avec notamment la présence dans ces pilotes d’Élie Semoun, mais aussi de la regrettée Émilie Dequenne, qui venait ici jouer la première femme chevalier à accéder à la Table ronde.
L’objectif était clair : offrir un cadre régulier dans lequel les spectateurs pouvaient retrouver Arthur et ses compagnons dans des situations variées mais prévisibles dans leur tonalité. Cette approche aurait donné à Kaamelott une structure plus mécanique et rigide, loin de la liberté narrative, de l’évolution progressive et des changement de formats qui caractériseront la série telle qu’on la connaît aujourd’hui.
Et pour en découvrir toujours plus sur l’univers de Léodagan, Kaamelott et de la légende d’Arthur, découvrez dès maintenant le nouveau hors-série Geek Magazine, juste là : Arthur, le Graal & Excalibur: Quand une légende forge la Pop Culture.



