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Disney : C’était la meilleure suite de Tron mais… ça ne s’est pas bien passé

Alors que Tron: Ares s’apprête à débarquer sur les écrans et à chambouler une timeline déjà extrêmement complexe, il nous a semblé intéressant de revenir sur l’une des suites les plus efficaces, et malheureusement les plus discrètes, du grand classique de la culture geek: Tron: Uprising. Sortie en 2012 sur la chaîne Disney XD, cette série animée est encore aujourd’hui considérée par de nombreux fans comme la meilleure continuation de l’univers Tron, malgré sa déprogrammation aussi rapide que prématurée.

La complexe timeline du Tronverse

Se repérer dans l’univers Tron n’a jamais été simple. Le film original, sorti en 1982, est rapidement devenu culte, mais à sa sortie, il a été un énorme flop commercial. Pendant des années, Disney a tâtonné pour exploiter cet univers : jeux vidéo, bandes dessinées, contenus courts… autant de tentatives de « suites » parfois considérées comme canoniques, parfois oubliées. En 2010, Tron: Legacy a relancé la franchise au cinéma, établissant son propre canon et ouvrant la voie à des explorations narratives plus ambitieuses.

Si la cuillère n’existe pas, le frisbee existe-t-il ?

Tron: Legacy a alors été accompagné de bandes dessinées, de jeux vidéo et de la série Uprising, qui ont eux aussi tenté de prolonger l’histoire, apportant de nouveaux personnages et arcs, mais une fois de plus sans atteindre le succès escompté. Or, aujourd’hui, avec Tron: Ares, Disney semble imposer un soft reboot de la période Tron: Evolution, reléguant à l’arrière-plan tout le lore apporté par Tron: Legacy et, inévitablement, la série Tron: Uprising, à sa grande perte.

Le meilleur de Tron était là

Tron: Uprising est probablement l’une des meilleures itérations de la franchise. Située entre Tron et Tron: Legacy, elle suit Beck, un jeune programme mécanique d’Argon City, entraîné par Tron lui-même pour devenir le « Renégat » et mener la résistance contre Clu devenu maléfique et son bras droit, le Général Tessler. Avec un ton maîtrisant parfaitement l’équilibre entre narration sombre et inquiétante (la série a des faux airs de V pour Vendetta) et scènes d’action purement jubilatoires, à base de combats intenses et d’engins défiant les lois de la gravité, la série explore un univers cyberpunk mature tout en s’inspirant du monomythe de Joseph Campbell, donnant à Beck un parcours initiatique clair et efficace.

Au fond du Tron

La série rend également hommage au film original, notamment par son style visuel, inspiré de l’utilisation des zones claires et sombres du premier long-métrage, et ses environnements néon plus flashy que dans Tron: Evolution, tout en créant un véritable pont narratif avec ce dernier. Par moments, les équipes semblent même se nourrir du travail de Moebius, qui avait lui-même travaillé sur certains visuels du premier film. Plus complexe que Legacy, moins expérimentale que le premier film et plus orienté grand publique que la saga de jeux vidéos Tron 2.0, Uprising s’avère un divertissement exploitant pleinement le potentiel de la franchise. Pourtant, malgré son succès critique et sa base de fans fidèles, les audiences sont jugées insatisfaisantes. Tron Legacy n’étant déjà pas considéré comme un”vrai” succès; Disney n’a jamais reconduit la série ni même offert de conclusion satisfaisante. Pire, en France, le doublage n’a jamais été terminé, et même aujourd’hui, sur Disney+, il est impossible de trouver une version française complète.

Youri Gone
Rédigé par Youri Gone

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