Depuis plus d’une décennie, l’univers de Breaking Bad continue de fasciner, d’inspirer et de susciter d’intenses débats chez les fans. Entre théories folles, projets avortés et surprises inattendues, chaque annonce liée à la franchise ravive une curiosité presque intacte. Pourtant, au-delà de Better Call Saul et El Camino, un troisième dérivé existe bel et bien… un spin-off méconnu, discret, et surtout très controversé. Un projet que beaucoup ignorent, et que d’autres préfèrent oublier.
Le spin-off de la honte
Depuis son apparition, Breaking Bad reste l’une des séries les plus appréciées de tous les temps, un véritable “game changer” dont d’innombrables créateurs tentent encore d’égaler la recette. Conscient du potentiel de son univers, Vince Gilligan a lui-même donné naissance à deux prolongements majeurs : Better Call Saul, chef-d’œuvre en soi, et El Camino, conclusion tardive mais respectée du destin de Jesse Pinkman.

Cependant, un troisième spin-off est venu se greffer à cet héritage, sans prévenir, sans ambition narrative, et surtout sans l’implication de Gilligan. Son nom ? Slippin’ Jimmy. Une œuvre si marginale et si désavouée qu’elle semble aujourd’hui d’ores et déjà presque effacée de la mémoire collective, comme si l’univers de Walter White refusait instinctivement de l’intégrer à son ADN.
Une spin-off officielle… mais pas validée par l’auteur
Slippin’ Jimmy est une mini-série animée sortie discrètement en 2022. Présentée comme un préquel de Better Call Saul, elle retrace les frasques de Jimmy McGill adolescent, encore loin de devenir l’avocat flamboyant que l’on connaît. Chaque épisode adopte un style pastiche délirant, inspiré du film noir, du western spaghetti, des cartoons des années 70.

Problème : tout cela a été produit sans Gilligan, ni de près ni de loin. Le projet vient d’Ariel Levine et Kathleen Williams-Foshee, déjà responsables de miniséries promotionnelles liées à Better Call Saul. Maiscette fois, la magie n’a pas opéré. Là où l’univers de Breaking Bad excelle par sa profondeur, son humanité et sa tragédie, tombe dans la caricature pure, réduisant la jeunesse tourmentée de Jimmy à une succession de gags enfantins. Les fans n’y ont vu qu’une anomalie et Gilligan, probablement, une erreur à laisser derrière.
Vers de nouveaux spin-off ?
Ce qui rend l’existence de Slippin’ Jimmy d’autant plus dommage, c’est le potentiel immense de l’univers créé par Gilligan. Combien de personnages secondaires mériteraient leur propre histoire ? Combien de zones d’ombre pourraient encore être explorées ? Les fans en rêvent, au point que certains se demandent si Pluribus, la nouvelle série déjà très plébiscitée de Gilligan, ne serait pas en réalité un spin-off secret. D’ailleurs autant le dire tout de suite pour vous évitez d’être déçu, Il n’en est rien selon son créateur, lui mème, mais l’idée qu’un nouvel héritier légitime à Breaking Bad puisse un jour voir le jour continue d’alimenter les espoirs des passionés.



