Skullcandy et Bose ont uni leurs forces pour nous proposer une paire d’oreillettes Bluetooth uniques en leur genre : les Method 360 ANC. Intrigués par cette association, nous avons voulu savoir ce qu’elles avaient dans le ventre !
Skullcandy et Bose : la rencontre
Skullcandy propose depuis un moment toute une gamme de casques et d’oreillettes, que l’on pouvait remarquer de loin par des choix de couleurs et des designs qui sortaient de l’ordinaire. Côté son, Skullcandy a aussi expérimenté des dispositifs surprenants comme avec l’ANC Crusher et son exhausteur de basses, et s’est penchée depuis longtemps sur la suppression active de bruit. Pourtant, la marque s’est associée à un géant du secteur pour produire les Method 360 ANC, et même un des pionniers dans la recherche, puisque, dès 1986, Bose a breveté cette technologie, à l’origine développée pour les pilotes aéronautiques. Depuis, la suppression active de bruit s’est répandue auprès du grand public, et quiconque est déjà entré dans une salle de serveurs sait à quel point cette technologie peut s’avérer précieuse.

La suppression de bruit (en bref)
Le principe est d’une simplicité enfantine, mais la mise en pratique est bien moins aisée. Il s’agit de se représenter l’onde sonore, qu’on va simplifier à une seule sinusoïde, et qui, en touchant notre tympan, le fait osciller et nous fait entendre un son. À présent, si l’on veut supprimer cette sinusoïde, il suffit d’émettre la même sinusoïde en opposition de phase, et les deux vont s’annuler. Néanmoins, vous connaissez la différence entre la théorie et la pratique ? C’est qu’en théorie, ça marche… Dans les faits, les sons que nous entendons ne sont pas des sons purs, et donc il devient beaucoup plus difficile d’appliquer un signal en opposition de phase qui colle parfaitement. Sans compter le temps de traitement du signal, qui, tout en restant infime, crée nécessairement un décalage. Pour ces raisons, la suppression de bruit ne peut pas être parfaite et correspond plutôt à une diminution. C’est aussi pour cette raison que le procédé est plus efficace sur des bruits continus que sur des sons ponctuels.

De même, les fréquences des sons extérieurs vont parfois coïncider avec celles présentes dans la musique que l’on écoute, et la diminution des fréquences « parasites » affectera nécessairement la musique écoutée, même si dans une mesure de plus en plus faible. En effet, bien qu’imparfaite par nature, la technologie s’est améliorée avec les années, et les résultats obtenus actuellement sont vraiment excellents.
Comment se défendent ces oreillettes ?
En comprenant trois sets d’embouts en silicone, les oreillettes devraient s’adapter à toutes les morphologies, ou presque, avec d’une part l’embout que l’on retrouve sur tous les dispositifs intra-auriculaires, et d’autre part une collerette qui vient ajouter une deuxième isolation au niveau du pavillon, en plus d’assurer le maintien. Un choix tout à fait cohérent avec le placement commercial des oreillettes, qui semblent destinées à renouer avec les origines de la marque, créée par Rick Alden en 2003, en visant tout particulièrement les adeptes de sports de glisse, et qui rappellera le design des Bose QuietComfort Ultra, qui ont certainement servi de base pour ces Method 360 ANC.
Le boîtier est assez volumineux quand on le compare à la concurrence, mais le design ne laissera pas indifférent, et si la plupart de ces boîtiers/batteries sont faits pour être rangés dans un sac, celui-ci assume d’être porté sur un passant de ceinture ou accroché à la bandoulière d’un sac. Si toutefois vous avez de la place dans votre sac, avec à l’intérieur une boucle porte-clés, vous pourrez sortir vos écouteurs sans passer une éternité à les chercher. Ceux qui choisiront de les arborer à la ceinture remarqueront que c’est ainsi qu’a été pensé le boîtier, qui, lorsqu’on l’ouvre, présente l’oreillette droite du côté droit, et la gauche du côté gauche. C’est en effet un bémol que l’on peut mettre à la conception originale de ces Method 360 : pas évident au premier abord de voir dans quel sens prendre le boîtier, et il est même facile de le prendre à l’envers et de ne pas trouver de façon fluide de sortir ou ranger les oreillettes. Et d’un autre côté, lorsqu’on les utilise comme l’ont pensé les concepteurs, elles s’avèrent presque plus faciles à saisir que d’autres oreillettes.

Une fois dans les oreilles, vous aurez le choix entre différentes options pour vous couper du monde avec ANC, simplement avec l’isolation phonique, ou en utilisant les micros servant au procédé ANC pour, au contraire, réintroduire les sons extérieurs dans votre environnement sonore (particulièrement utile pour écouter sa musique sans être complètement coupé du monde), et qui est appelé ici « mode conscient ». Vous pourrez les piloter directement depuis les oreillettes par commande tactile, avec différents réglages personnalisables via une application sur votre smartphone. Chaque pression du doigt sur l’extérieur des oreillettes est accompagnée d’un clic au son plutôt agréable, puis suivie d’une confirmation du réglage voulu par une voix, qui malheureusement manque de définition, ce qui lui donne un timbre étouffé (espérons que cette voix pourra être améliorée dans une future mise à jour logicielle). En bonus avec ces réglages personnalisables, Skullcandy propose de transformer vos oreillettes en véritables extensions de votre smartphone, puisque les « taps » peuvent déclencher directement Spotify, ou même prendre une photo.

Excellent rapport qualité/prix
C’est un des points les plus importants, la qualité d’écoute est au rendez-vous, autant pour de la musique ou des podcasts que pour passer des appels. Les oreilles les plus aguerries sentiront sans doute une légère altération du son lorsque l’on met en route l’ANC ou le mode conscient, qui, comme on le disait en introduction, ne peuvent pas entièrement épargner le signal principal. Néanmoins, la différence reste assez négligeable pour la plupart des gens. En outre, les oreillettes permettent aussi de regarder des films sans décalage entre le son et l’image, sans réglage particulier. Cependant, si dans certaines configurations il persistait un décalage, l’application dispose d’une option « Audio à faible latence », dont l’icône suggère qu’elle est plutôt destinée aux gamers.

Toujours en ce qui concerne la qualité sonore, les oreillettes sans fil sont réputées pour ne pas toujours bien supporter les espaces sonores trop bruyants ou trop venteux, notamment lorsqu’on les utilise en conversation téléphonique, et ce, principalement pour notre interlocuteur. Même si le problème reste présent avec les Method 360 ANC, il faut dire qu’elles s’en sortent plutôt bien, et que seules les configurations les plus problématiques leur porteront préjudice. Dans ce sens, on peut aussi utiliser les Method ANC sans musique dans les oreilles, ne serait-ce que pour se créer une bulle de quiétude dans laquelle la plupart des sons seront atténués. Elles ne seront sans doute pas aussi efficaces que des bouchons d’oreilles en concert ou dans des environnements particulièrement bruyants, mais pour les avoir mises à l’épreuve dans ce genre de conditions, il faut vraiment être proche des enceintes ou confronté à un son très puissant pour dépasser les limites des oreillettes dans la réduction de bruit.
En résumé :
Les Method 360 ANC sont polyvalentes et vous accompagneront dans tous vos voyages en train, en avion, dans le métro, ou dans un paysage urbain. Agréables à porter même sur de longues périodes, et dotés d’une belle autonomie, vous pourriez même vous surprendre à les oublier jusqu’à redécouvrir les bruits ambiants au moment de les retirer.
- Prix : 119,99 €
- Autonomie boitier : 32 heures / Autonomie oreillettes : 9 heures (avec ANC)
- Autonomie boitier : 40 heures / Autonomie oreillettes : 11 heures (sans ANC)
- Compatible Apple et Android
- Résistant à l’eau (IPX4)
- Apairage multipoint (Bluetooth 5.3)
- Modes EQ personnalisables

À voir aussi chez Skullcandy…
La marque continue de chercher des alternatives de design permettant de s’adapter aux différentes morphologies et aux besoins de ses utilisateurs. Dans ce sens, on trouve par exemple les Push 720, qui présentent d’autres caractéristiques, que nous aurons peut-être l’occasion de tester aussi. Mais ce n’est pas tout. On abordait le concept de l’ANC Crusher, qui se décline aussi à présent dans une version gamer ! À suivre de près…


